Rives de la Bénoué

Le Président MOCKTAR OUMAROU du CNJC Bureau Bénoué

« La jeunesse de la Bénoué ne sera plus inactive comme par le passé. » A la suite de l’installation du Bureau départemental du CNJC de la Bénoué, son Président, M. MOCKTAR OUMAROU a fait un point de presse au cour duquel il est revenu sur son silence politique, le retard accusé par rapport à l'installation du Bureau, l'avenir politique des jeunes de la Bénoué et les Hommes Politiques du Nord. Question: Pourquoi avoir pris tant de temps pour lancer les activités du CNJC dans la Bénoué ? MOCKTAR OUMAROU :Je suis conscient que le bureau prend tardivement ses fonctions et surtout dans un contexte très particulier; sachez qu’aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre d'années. En peu de temps, on peut réaliser de grandes choses quand on a les moyens nécessaires. Il faut reculer pour mieux sauter. Mon silence était synonyme d'une réflexion bien mûrie. Beaucoup ont pensé que MOCKTAR a démissionné. Question: Quelles seront vos priorités? MOCKTAR OUMAROU : Pour le Bureau Départemental, nous allons nous atteler à la mise sur pied de tous les bureaux communaux du CNJC, l’Etablissement des Actes et des CNI aux jeunes et nous assurer de leur inscription sur les listes électorales pour leur permettre de manifester leur choix politique le moment venu. Nous allons regrouper les jeunes en Associations pour nous imprégner de tous les problèmes qu'ils vivent au quotidien. Question: Quelle attitude à adopter par les jeunes face à la politique et aux politiques? MOCKTAR OUMAROU : Les jeunes du Nord et de la Bénoué en particulier ne se sentent pas impliqués dans la politique. Pour eux, la politique c'est pour les autres. Moi j'ai gagné le Prix Praxis de l'excellence Politique, et j'ai la lourde tâche de leur faire savoir que demain se décide aujourd'hui en politique et qu'on élève pas la poule le jour du marché. Ces jeunes, quand ils seront vieux, ils voudront faire de la politique alors qu'il faut le commencer dés maintenant. Si on ne fait pas la politique, la politique va vous faire, c'est pire d'être une victime de la politique. Les jeunes de la Bénoué sont manipulés par les politiques pendant les périodes électorales et sont mis aux oublis juste après. Il est dit qu'après la fête, on n'oublie les fourchettes, je voudrais appeler les jeunes à se mobiliser et exprimer leur choix politique sans être manipulés. Et c'est possible de tendre la main à celui qui peut s'occuper de leurs problèmes directement et non indirectement par des personnes interposées. La jeunesse de la Bénoué ne sera plus une jeunesse inactive comme par le passé. Nous allons défendre nos intérêts jusqu'à la dernière goutte de sueur. Les jeunes ne doivent pas attendre seulement de l’État, mais l'action de l’État leur sera d'un grand secours. Nous allons poser la base pour une génération future. Question: Quelle est votre réaction par rapport aux 25OOO emplois et la marche de soutien au Président Paul Biya organisée récemment ? MOCKTAR OUMAROU : Ce que je dis n'engage que moi seul. Les emplois aux jeunes ont prouvé au Président qu'ils sont nombreux à chercher le travail. Le Président ne doit pas s'arrêter là. Il a souvent dit que la jeunesse est le fer de lance de la nation. Les jeunes de la Bénoué lui disent merci, mais pas par la marche, le rendez-vous se prend aux urnes. Je trouve la marche comme un folklore, un guerrier ne dévoile jamais son plan de guerre. Le Président a ratifié la convention d'un Cameroun émergent en 2O35, à cette date les jeunes d'aujourd'hui vont être aux postes de responsabilité, c'est le moment de les injecter dans les cercles de décision, maintenant pour qu'ils acquièrent quelques expériences avec les aînés. Question: Vos ambitions politiques après votre silence, est-ce le retour dans la scène politique, si oui quelle est votre identité politique, MOCKTAR OUMAROU : Pour ce jour, je dirige le Bureau Départemental du CNJC de la Bénoué. En toute chose, il faut être fidèle dans les petites choses avant de prétendre aux grandes. J'ai mérité la confiance de la Jeunesse de la Bénoué, je me dois d'être fidèle et engagé en tout. La politique pour moi c'est comme la concession de mon père que je maîtrise parfaitement. Dans mon silence, j'ai reçu de beaucoup d'interpellations de la part des élites sur ma situation politique. Je sais que je ne dois pas rester silencieux car mon silence laisse un vide quelque part. Volontairement, j'ai observé ce silence pour mes propres affaires derrière lesquelles j'ai les moyens de ma politique politicienne. Pour l'instant je vais au front pour une cause des jeunes. Ils sont nombreux dans le Département de la Bénoué, ce sont des jeunes à qui je dois faire savoir qu'il ne faut pas se laisser exploiter aveuglement quand on est dans un pays de droit. Les jeunes doivent savoir qu'en m'alignant derrière tel parti politique où derrière tel homme politique, quel en est le bénéfice? Le Nord est fort représenté dans le Gouvernement par trois partis politiques à savoir le RDPC en poster géant avec le Ministre d'Etat MARAFA HAMIDOU YAYA, Mme YOUSSOUF HADIDJA ALIM, Sa Majesté le Lamido de Garoua et bien d'autres. Du côté de l'UNDP, le Ministre d'Etat BOUBA BELLO MAIGARI et Le FSNC avec ISSA TCHIROMA BAKARI. Tous ces partis ont intérêt à se soucier des problèmes des jeunes de la Bénoué. Nous avons répertorié tous les jeunes de la Bénoué diplômés comme non diplômés avec leurs besoins, quitte à ses leaders politiques de prendre en charges ces problèmes. Nous sommes à la base et il suffit de bien organiser la base. Aux bailleurs des fonds, aux hommes politiques, nos jeunes sont sans CNI et sans Actes de Naissances pour les inscriptions sur les listes électorales. Par ailleurs ils ont des projets dans leurs associations pour être financés, du moment où le Bureau Départemental est installé, les dés sont également jetés, nous restons ouvert à tout dialogue. Question: Votre attitude par rapport aux émeutes par les jeunes ? MOCKTAR OUMAROU : Je m’inscris en faux. Ces jeunes sont manipulés par la diaspora. Eux, sont couchés chez eux et ils poussent les jeunes aux fronts. Les jeunes doivent exprimer leur mécontentement à travers les associations. Le dialogue est bien prôné par le Président BIYA. Si on casse aujourd’hui, n'est-ce pas faut-il rebâtir quand ils seront au pouvoir, ce sera une perte. Que nos frères qui sont à l'extérieur reviennent avec des projets de développement et qu'ils créent leurs partis politiques, nous allons les voter. Chacun est libre de créer son parti politique et les Camerounais leur feront confiance. Il nous faut sauvegarder la paix. La guerre coûte chère et nous n'admettrons point que les jeunes se mettent dans la rue. Voyons ce qui se passe dans d'autres pays, c'est ne plus facile de maîtriser les choses quand ça a déclenché. C'est mieux de manger son pain dans la paix.


29/04/2011
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