Rives de la Bénoué

GESTION DECHETS MEDICAUX A GAROUA

Garoua

LES DECHETS MEDICAUX :

UNE GESTION SECURISEE.

 

 

Collecte, trie, destruction, incinération ou enfouissement selon la matière, un processus rigoureusement suivi par deux services de l’hôpital régional de Garoua qui se penchent au quotidien sur la gestion des déchets et ordures médicaux.

 

          

A l’hôpital régional de Garoua où il n’existe certes pas de statistiques qui puissent permettre d’apprécier le volume exact des déchets et autres ordures de consommables médicaux collectés, l’on s’en réjouit  pourtant du sérieux et de la rigueur qui entourent la question. Un tour furtif dans ce cadre hospitalier permet de constater à première vue un effort d’assainissement matérialisé par le déploiement d’agents d’entretien à l’œuvre et la présence ça et là des bacs à ordures de la société HYSACAM,  une indication réelle sur le souci d’hygiène et d’assainissement, mais davantage une application rigoureuse des prescriptions en la matière.   

 

        Un autre tour cette fois guidée par un responsable des lieux en l’occurrence le Surveillant Général de cette structure nous a permis de faire le constat d’un dispositif interne à chaque service qui collecte les déchets, les classifie en fonction de leur nature mais surtout les transfère au service d’hygiène de l’hôpital pour destruction, incinération ou enfouissement. L’appui de la société HYSACAM quant à lui , qui se fait à travers une convention, ne concerne que la récupération des déchets dits alimentaires que les usagers et autres gardes malades produisent chaque jour.

 

COLLECTE, TRIE ET GESTION

 

Il y a dans cette institution hospitalière, quatre types de déchets médicaux qui sont classés selon leur forme et leur nature. Au sein de chaque service en effet les infirmiers et médecins ont l’obligation de trier de façon systématique les outils utilisés pour les soins et de les ranger selon une norme établie. Ainsi, les lames, les aiguilles et tout autre outil tranchant sont triés et conservés dans un matériel approprié dit boite rouge ou jaune selon. Cette boite une fois pleine est transmise au service d’hygiène contre une autre boite vide destinée au même usage. Les contenus des boites provenant des différents services sont traités par un incinérateur qui le transforme en cendre qui est ensuite enfouie dans une fosse préparée à cet égard.

Pour ce qui est des autres éléments qui ont servi aux soins tel que les seringues, les compresses les perfuseurs et autres matériaux du genre, ils sont récupérés chaque matin par les agents du service d’hygiène qui les détruisent au feu dans une fosse sous la supervision du responsable de ce service et du surveillant Général de l’hôpital. Cette opération se fait de façon systématique chaque matin à 10 heures précises inclus les samedis et dimanches où ses deux responsables ou leurs représentants se font le devoir de répondre présents. La cendre qui en découle est également enfouie.

 

Une troisième catégorie de déchets celle qui provient du bloc opératoire ou des services comme la maternité,  et qui est faite des matières anatomiques allant du placentas à un organe amputé, cette catégorie également passe par une destruction au feu et un enfouissement de la cendre qui en découle. Il faut signaler que pour cette catégorie, il y a de temps en temps des difficultés à opérer selon la réglementation du fait d’une approche culturelle de certaines communautés locales qui font par exemple de l’enterrement du placenta par la famille une préoccupation coutumière d’importance. Il arrive même que la famille réclame pour une raison ou une autre, une jambe amputée ou la matière anatomique extraite de l’organisme du malade à la suite d’une intervention chirurgicale. Le Surveillant Général avoue à ce sujet  que par moment les responsables de l’hôpital accède à ces demandes, bien qu’une question se pose à savoir qu’advient il de cet organe ?

 

Enfin,  les eaux usées en provenance des salles d’opération font également objet d’une attention particulière. Elles sont canalisées dans des fosses septiques ou recueillies en cas de défection du système de canalisation pour être confinées dans des fausses conçues sur le modèle de celles servant aux toilettes mais qui sont maintenues hors usage pour les besoins de la cause.

 

En somme, une gestion fortement sécurisée dirait on en matière de récupération et de destruction des déchets médicaux. Toutefois le Surveillant Général de l’hôpital Al hadj Bassirou ne fait pas la fine bouche : « Il y a lieu avoue t-il de rester vigilant. Tout ce dispositif ne servirait à rien si les hommes et les femmes qui sont chargés de le déployer ne s’approprient pas de l’obligation qui est la leur d’observer ces règles qui sont capitales pour la santé de tous et notre environnement commun. C’est pourquoi dès lors qu’une faille par inadvertance est signalée au niveau d’un service notamment en matière de trie, nous y opérons une descente immédiatement pour aviser le chef dudit service qui à son niveau ravise ses troupes. On se réjouit de ne pas encore avoir d’incidents majeur à ce jour conclut-il satisfait. »

 

MAI MOTA ADAMOU

 

 

 



28/05/2010
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