Rives de la Bénoué

GESTION DE L'ENVIRONNEMENT

Gestion environnementale du bassin du Niger:

 

Les pays membres de l’ABN se concertent à Garoua

 

A l’ordre du jour, combattre la pollution, la prolifération des plantes aquatiques envahissantes, la perte de la biodiversité et l’insécurité alimentaire qui menacent la substance des pays membres de l’Autorité du Bassin du Niger.

 

à travers l’Observatoire du Bassin du Niger (OBN), l’Autorité du Bassin du Niger, a organisé un séminaire la semaine dernière à Garoua regroupant plus d’une cinquantaine de participants venus des pays membres. Le soucis des responsables est de formaliser le réseau de gestion des données environnementales et socioéconomiques du bassin du Niger ainsi que de mise en place des dépôts de données au niveau des structures focales nationales dans tous les pays de l’ABN à savoir : le Benin, le Burkina Faso, le Cameroun,la Côted’Ivoire,la Guinée, le Mali, le Niger, le Nigeria et le Tchad.

 Cet atelier selon Alhadji Magra, Responsable des structures Focales nationales, «a pour objectif principal la restitution des acquis de la phase d’opérationnalisation de l’OBN à travers la présentation du système d’informations environnementales ainsi que la constitution des dépôts nationaux de données environnementales et socioéconomiques.» L’ABN souhaite ainsi apporter une contribution stratégique et pérenne aux structures Focales Nationales à la gestion des connaissances en vue entre autres de la formulation de la mise en œuvre et du suivi évaluation des programmes et projets du plan d’action de développement durables du Bassin du Niger.  Faut-il le rappeler, cette structure régionale participe au développement socio-économique des pays membres à travers des projets et programmes au profit de la population de plus  de 110 000 000 habitants en proie à la pauvreté et l’insécurité alimentaire. Selon Dessouassi Robert, Responsable de l’Observatoire de l’ABN, « l’ensablement du fleuve, la pollution d’origines diverses, la prolifération des plantes aquatiques envahissantes, la perte de la biodiversité et l’insécurité alimentaire menacent la subsistance de cette population. » 

Face à ces  menaces, l’ABN s’est doté d’une organisation forte avec plusieurs directions dont l’observatoire du Bassin du Niger. Le renforcement de la coordination de l’ABN et l’amélioration de la concertation à l’échelle du bassin sont également visés par l’atelier de Garoua.

 

L’Autorité du Bassin du Niger et le Cameroun

 

L’ABN est une organisation Intergouvernementale créée par la volonté de nos Etats depuis le21 Novembre 1980à FARANA en GUINEE. Les Chefs d’Etats, voulaient faire du fleuve Niger un trait d’union Economique entre les différents Etats partageant le Bassin du Niger- Et l’ABN a pour mission de coordonner les politiques Nationales de mise en valeur naturelle du Bassin dans le domaine de l’Agriculture, l’Elevage,la Pêche, les mines, tous les secteurs vitaux du Développement.

En termes de réalisation, selon M. DESSOUASSI Y Robert, Responsable de l’observatoire du Bassin di Niger l’ABN a connu plusieurs phases  depuis son existence. Il y a eu des activités centrées sur la navigation, pour faciliter les échanges des produits que nos parents cultivent, les piroguiers et les bateaux quittent d’un point pour aller à un autre. Après il y a eu beaucoup de Missions d’Etude d’Aménagement du Bassin. Malheureusement, ces études n’ont pas été concrétisées par des réalisations sur le terrain à cause d’un certain nombre de crise financière que l’organisation a connu lors des années 90. L’ABN a connu son envol et aujourd’hui, je peux vous dire que nous avons conduit à terme un processus de vision partagée, c’est-à-dire, le développement vu de la même manière, des pays partageant le même Bassin. De 2000 à 2008, ce processus nous a conduits à l’adoption du plan de Développement durable à l’horizon 2027, contenant, 639 actions ou projets de Développement pour un montant global de 3649 milliards de Francs CFA. Le Cameroun a bénéficié de 42 actions pour 746 milliards de Francs CFA.

Le Bassin du Niger par rapport aux autres Bassins du monde, connait un changement climatique, qui se manifeste par la diminution de la pluie, des ressources en eau de surfaces, la pression de plus en plus nombreuse. Tous ces phénomènes combinés font que nos ressources s’amenuisent  de plus en plus. Il faut connaître la situation sur le terrain ; savoir qu’est-ce que nous avons de potentiel, c’est dans ce cadre là que les Etats partageant le Bassin, ont au cours de la validation du rapport d’audit de L’ABN en 2004 à Yaoundé, ont décidé de la création de l’observatoire du Bassin du Niger  qui est, un outil d’aide à la décision pour  suivre le Bassin du Niger dans toutes ses composantes ; environnementales humaines et socio-économiques.

 

Les Acteurs

 

ALHADJI MAGRA, Représentant de structure focale National ABN

La structure focale est un organe qui a été crée auprès du MINEPAT qui joue le rôle d’interface entre l’ABN et le Ministère et les autres départements ministériels impliqués dans le processus des activités de l’ABN. La structure focale ABN centralise toute les informations et les relaie auprès des autres partenaires  et Ministères concernés dans le cadre du présent atelier. Elle rassemble également toutes les informations et les données relatives contexte environnemental et social et les met dans une banque de données auprès de l’observatoire du Bassin du Niger. Toutes les informations que les autres organes et organismes privés ont donnés et même ceux du gouvernement vont être centralisés auprès de la structure focale.

 

Réaction :

 

DJIBRILA  HESSANA, Sous directeur des Aires protégées.

« L’Observatoire du Bassin du Niger fait beaucoup par rapport aux informations environnementales, je suis le représentant  du MINFOF, il y a un dispositif qui est mis en place, de la collecte des données  jusqu’à la mise à la disposition de tous les usagers des données en passant par leur traitement, rien n’est laissé au hasard. Nous apprenons beaucoup par rapport à ce que l’observatoire fait et en général de ce que l’ABN fait. A nous de rentrer et  de manière spécifique chacun au niveau de sa structure de chercher à enrichir ce dispositif qui est entrain de se mettre en place parce que, il faut noter que certains pays comme le Cameroun et le Nigéria qui sont des ténors  du Bassin n’ont pas des informations sur le Bassin et nous allons faire le maximum à combler le vide. Je suis satisfait par rapport à cet atelier national qui va booster la manière de faire des  structures focales nationales que sont les ONG, les sociétés civiles et les structures Nationales.»       

 

Dossier réalisé par Essiakou Elhadj Saliou et Abdou Pierre   



05/07/2011
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