Rives de la Bénoué

Passer de l’éducation de lutte contre la pauvreté à l’éducation pour l’industrialisation du Cameroun à l’horizon 2020.

 

 

 

Bobbo Mamoudou, Membre de l’équipe Technique de la Consultation Régionale sur la Stratégie sectorielle de l’Education.

L’Action : Dans qu’elle contexte situez vous ces consultations régionales sur la stratégie de l’éducation  au Cameroun?

M. Bobbo : Ces consultations se situent dans le cadre de l’arrimage de la stratégie sectorielle de l’éducation au Document de Stratégie pour la Croissance et l’Emploi, considéré aujourd’hui comme le cadre de référence de politique de développement du Cameroun à l’horizon 2035. Il est question aujourd’hui pour le secteur de l’éducation d’intégrer le changement de paradigme au niveau de la vision de développement du Cameroun. Passer de l’éducation de lutte contre la pauvreté à l’éducation pour l’industrialisation du Cameroun à l’horizon 2020. Voilà le nouveau challenge du secteur. La nouvelle vision de l’éducation a aujourd’hui comme éléments de contexte la forte pression de la demande scolaire et de formation puisque la population préscolaire au niveau primaire, secondaire et supérieur est en forte croissance.  Au regard des données publiées par le BUCREP,  la demande préscolaire est estimée à 1.402 893 enfants (4-5 ans) à l’horizon  2020, celle du primaire est projetée à 3. 433. 526 enfants (6-11 ans). Nous avons également la mise en place des grands projets structurants qui constituent également un élément de contexte.

L’Action : Quels sont les points forts et les points faibles de notre système éducatif ?

M. Bobbo : Le système regorge des points forts tels le biculturalisme Anglais et Français, la couverture de l’ensemble du territoire national par le système éducatif. La volonté politique affirmée au regard de la priorisation accordée au secteur de l’éducation à travers la formation du capital humain dans le DSCE, l’élaboration de la politique nationale d’AENF et l’harmonisation des programmes, la diversité des acteurs et la contribution des partenaires financiers à l’amélioration de la qualité de l’éducation.    Pour ce qui est des points faibles ; il faut une universalisation du primaire non encore atteinte, des disparités. Il faut parler aussi de la faible rétention dans l’ensemble du système due en grande partie au redoublement élevé dans le primaire, le secondaire et le premier cycle du supérieur, une faible efficacité car bon nombre d’élèves quittent le primaire sans atteindre le niveau requis en lecture et en calcul ; l’inefficacité des moyens de planification dans tous les sous-secteurs,  un système d’évaluation pédagogique en déphasage entre les moyens les acquis scolaires et l’apprentissage. Je ne peux boucler cette partie sans toute fois parler de la gestion, des finances, les passerelles, l’évaluation et la demande sociale.

 



30/11/2012
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